Conseils de cuisine et de conservation de vos légumes

Cette page vous propose des conseils pour conserver vos légumes dans les meilleures conditions. Des fiches pdf par légume sont également reprises derrière ce lien.
 
Aillette
Derrière ce nom sympathique – mais aussi celui d’aillet - se cache en fait la tige d’ail, avant que la fleur d’ail et le bulbe ne se forment. Son goût plus parfumé mais moins fort que l’ail la rapproche en fait de l’échalote qu’elle peut très bien remplacer.
Elle est excellente dans un beurre à l’ail mais peut aussi se consommer à la croque-au-sel, ou ciselée dans une omelette ou une salade, ou encore comme une gousse d’ail pour parfumer une viande.

Artichaut
On conseille de conserver l’artichaut dans un sac en plastique fermé hermétiquement après l’avoir pulvérisé de quelques gouttes d’eau. Cette méthode permet de le conserver plus longtemps au frigo. Une autre technique, s’il possède encore sa queue, est de le mettre dans un récipient partiellement rempli d’eau.
Il vaut mieux ne le laver qu’au moment de le préparer et enlever la queue, si elle est trop dure et fibreuse, en la cassant, plutôt qu’en la coupant, car ce procédé enlève en même temps les parties filandreuses de l’intérieur.
Pour la cuisson, si les deux manières sont possibles, on préférera la vapeur à l’eau bouillante, et on évitera les récipients en fer et en alu pour que l’artichaut ne noircisse pas. Dans ce but, on peut aussi le frotter au préalable avec un peu de jus de citron. Pensez à l’égoutter la tête en bas pour que toute l’eau en sorte.
Enfin, conservez-le au frigo et consommez-le vite une fois cuit : car après 24 heures, des moisissures toxiques s’y développent !  

Asperge
Pour préserver tous les nutriments de l’asperge, il faut la conserver dans le bac à légumes du frigo ou au frais dans un linge humide. De cette façon, elle se conserve deux à trois jours. Deux trucs permettent de la conserver plus longtemps : entourer la base de la botte dans de l’essuie-tout humide avant de la mettre dans un sac en plastique ou placer la botte à la verticale dans un bocal contenant cinq centimètres d’eau. La fraicheur serait alors garantie pendant une à deux semaines. Mais, comme elles deviennent fibreuses avec le temps, il vaut mieux les consommer rapidement.
Les asperges blanches doivent être pelées, ce qui n’est pas nécessaire pour les vertes et les violettes si elles sont bien fraiches. La technique la plus efficace consiste à placer l’asperge sur une planche tête vers soi et à l’éplucher avec un économe en allant vers la base et en tournant l’asperge au fur et à mesure. Selon la grosseur, il peut être nécessaire de faire deux tours. La partie rigide à la base peut être coupée ou cassée en pliant l’asperge qui se rompra alors à l’endroit où elle devient coriace.
Vous pouvez congeler vos asperges blanchies trois minutes et les déguster hors saison, cuites sans décongélation préalable.

Aubergine
L’aubergine se conserve dans un sac perforé dans le bac à légumes. Mais, elle n’aime pas trop le froid et il vaut donc mieux la consommer rapidement. Toutefois, elle peut attendre une semaine ou deux s’il le faut. 
Avant de la préparer, il n’est pas nécessaire de la peler, sauf si elle est très mûre et présente une peau plus épaisse et amère. Pour diminuer cette amertume, on conseille par ailleurs de faire tremper l’aubergine 15 minutes dans l’eau.
Afin d’éviter que la chair ne brunisse, badigeonnez-la de jus de citron après la découpe. Et si vous voulez diminuer la quantité d’huile absorbée lors de la cuisson, faites dégorger les morceaux en n’oubliant pas de les rincer et de les éponger. Enfin, piquer l’aubergine avant de la cuire au four permet d’éviter qu’elle n’éclate.
La congélation de l’aubergine est possible sous forme de tranches blanchies dans de l’eau citronnée puis égouttées, entre lesquelles on glisse des feuilles de papier cuisson. Mais il est plus peut-être plus facile de congeler des préparations comme la ratatouille.   
On peut aussi faire sécher des rondelles d’aubergine à plat ou sur un fil après les avoir fait dégorger avec du gros sel pendant plusieurs heures. Pour les réhydrater, quelques heures de trempage suffisent.

Basilic
On conseille de conserver les tiges de basilic non-lavées au frigo dans une boîte hermétique entre deux feuilles de papier absorbant légèrement humide.
Lors de la préparation, ne découpez pas les feuilles au couteau ou aux ciseaux car elles risquent de s’oxyder mais déchirez-les plutôt et ne les ajoutez aux salades ou aux sauces qu’au dernier moment.
Les fleurs se consomment également et peuvent être ajoutées aux salades de légumes et de fruits. Par contre, dans les plats cuits, il convient de ne pas associer carotte et basilic : le goût de la première dénature en effet celui du second.
Enfin, si vous voulez conserver le basilic plus longtemps, ne le faites pas sécher car il perdrait beaucoup de sa saveur, mais congelez-le sous forme de purée, éventuellement additionnée d’huile d’olive, dans des bacs à glaçons. Vous pouvez aussi le hacher et le conserver dans de l’huile d’olive avec du gros sel dans un pot hermétiquement fermé au frigo.
 
 
Bette à carde
La bette se conserve deux-trois jours au frigo, non-lavée, dans un sac perforé. Elle résiste un peu plus longtemps si feuilles et tiges (côtes) sont séparées, ce qu’il faudra sans doute faire lors de la préparation, car les temps de cuisson sont très différents : une à deux minutes pour les feuilles, dix minutes pour les côtes.  
On conseille de bien les laver pour enlever terre et sable et de retirer la membrane fibreuse des tiges. Il vaut également mieux éviter d’utiliser des récipients en fer ou en alu qui font noircir les côtes.
Pour les conserver plus longtemps, on évitera la congélation qui donne une texture peu agréable aux tiges mais on pourra essayer de conserver les côtes coupées en tronçons et bien tassées dans un bocal d’eau, qu’on prendra soin de bien fermer après avoir changé l’eau et rincé les côtes quatre jours de suite.

Betterave
La betterave pourrit vite à l’humidité, c’est pourquoi on conseille de la conserver de préférence dans un endroit sombre, frais et sec sans la laver. Mais on peut aussi la mettre au frigo dans un sac en plastique perforé.
La couleur rouge vif de la betterave est tenace : elle tache les doigts dès qu’on la manipule, mais ces taches partent facilement avec du jus de citron. Cette jolie couleur teinte également les urines et les selles quelques heures après la consommation, car ces pigments sont absorbés par les intestins au lieu d’être dégradés. Cette particularité n’a aucune conséquence sur la santé.
La betterave peut être congelée en dés ou en tranches après cuisson ou être séchée en tranches fines dans un déshydrateur ou au four à température minimum, porte entrouverte.   
 
Brocoli
Le brocoli se conserve 4-5 jours dans le bac à légumes du frigo.
Dans le brocoli, les tiges se mangent également : pelez-les, coupez-les dans le sens de la longueur et vous pourrez ainsi les cuire en même temps que les têtes.
De manière générale, faites attention à ne pas faire cuire le brocoli trop longtemps car dans ce cas, il devient pâteux et perd bon nombre de ses propriétés. Cuisez-le de préférence à la vapeur, rapidement, afin de conserver son croquant.
Pour la conservation de longue durée, la congélation est possible après 5 minutes de blanchiment, mais aussi la lacto-fermentation des tiges émincées finement.
 

Carotte
Lorsqu’en début de saison, vous recevez des jeunes carottes avec leurs fanes, coupez-les rapidement pour éviter que le légume perde son humidité et ramollisse. Utilisez les fanes sans tarder pour éviter qu’elles flétrissent.
Vous pouvez conserver la carotte deux semaines au frigo, dans un sac en papier ouvert. Et si vous avez beaucoup de carottes à conserver, vous pouvez les stocker en cave, dans du sable légèrement humide, mais à distance des pommes et des autres fruits et légumes qui dégagent de l’éthylène.
Une fois râpées, consommez-les vite car l’oxydation détruit la vitamine C.

Céleri branche vert
On conseille de conserver le céleri branche dans un sac en plastique bien fermé car son parfum est envahissant. Sinon, il peut aussi se conserver dans un linge humide ou lavé et débité en tronçons dans une boîte hermétique.
Lors de la préparation, n’oubliez pas de retirer les fils. Et ne jetez pas les feuilles car elles parfumeront agréablement vos soupes et plats mijotés, et même vos salades si vous les hachez finement et les utilisez en petite quantité.
Le céleri peut être congelé, une fois blanchi, mais on peut également faire sécher les feuilles sur une grille ou en bouquets suspendus dans un endroit sec et sombre, avant de les conserver dans un bocal à l’abri de la lumière.
Il est aussi possible de le conserver dans du sel en mélange avec du persil, du cerfeuil et du poireau, en proportions égales. On hache ces verdures et on les mélange avec la même quantité de sel que de chaque herbe. Ce mélange sera conservé en bocal dans un endroit frais et sombre et servira à aromatiser les potages l’hiver.
 
Champignon
Les champignons se conservent maximum une semaine dans un sac en papier mais vous veillerez à les tenir éloignés des aliments odorants car ils absorbent facilement les odeurs.
Un lavage à l’eau n’est à réserver qu’en cas de champignons très sales. Il faudra alors les laver rapidement, juste avant la cuisson, sans les laisser tremper pour éviter qu’ils n’absorbent de l’eau, perdent leur goût et cuisent mal. Vous vous contenterez donc en général de couper le pied terreux avant de les brosser et d’essuyer le chapeau avec un linge humide.
Il est possible de les congeler, soit crus soit cuits à sec ou à l’huile d’olive, mais aussi de les faire sécher, en fines tranches, au dessiccateur ou au four, à basse température.
 
Chou chinois (Pakchoï ou Petsaï)
Un chou chinois peut facilement se garder deux semaines au frigo mais si vous voulez le consommer en salade, il vaut mieux le faire dans les quatre ou cinq jours.
Vous pouvez aussi le congeler après l’avoir blanchi et refroidi dans de l’eau froide, coupé en lanières.

Chou-fleur
Le chou-fleur se conserve quelques jours au frigo, dans le bac à légumes.
Les tiges se consomment également. Quand vous les utilisez, pensez à les peler et à les couper dans le sens de la longueur ; vous pourrez ainsi les cuire pendant la même durée que les têtes.
Il est également possible de consommer les côtes (tiges) des feuilles, à la manière des côtes de bette, en les faisant cuire à la vapeur avant de les utiliser.
Pour congeler du chou-fleur, il faut blanchir les bouquets trois minutes à l’eau bouillante puis les refroidir à l’eau glacée et bien les égoutter.
 
Chou-rave
Le chou-rave se conserve au frigo, de préférence dans un sac perforé.
Ses feuilles se consomment également, comme des épinards ou des feuilles de navet.
Il peut être congelé en dés, blanchis 3 minutes et refroidis à l’eau glacée.
La lacto-fermentation se prête bien à ce légume, à la manière d’une choucroute.
 
Concombre
Le concombre supporte d’être conservé une à deux semaines dans le bac à légumes. Par contre, quand il est entamé, protégez-le avec du film alimentaire. Dans tous les cas, évitez de le conserver près des fruits, telles les pommes, qui dégagent de l’éthylène, car cela contribue à augmenter son amertume.
Consommez-le avec la peau car c’est elle qui renferme le plus de nutriments.
Le faire dégorger 1h ou 2, saupoudré de sel dans une passoire, le ramollit, lui donne une saveur plus fine et le rend plus digeste. Pensez cependant à bien le rincer et l’égoutter.
Sachez qu’il peut se congeler, cuit, mais qu’il supporte mal la congélation.
Enfin, la consommation des pépins peut provoquer des flatulences ; évidez-en donc le centre avec une cuiller pour éviter ce désagrément. 

Courgette
Dans un sac perforé, la courgette se conserve deux trois jours dans le bac à légumes, un peu plus pour les fruits plus mâtures, qui contiennent moins d’eau.
On conseille de la laver juste avant de la préparer, d’en couper les extrémités, mais de ne pas la peler pour préserver au maximum les nutriments. Parfois, il sera utile de la faire dégorger avant de la cuire.
Les épices et les fines herbes telles que la marjolaine, le cumin, le persil, l’aneth, le romarin et la sarriette, en rehaussent le goût tandis que la cuisson au four la rend moins spongieuse.
On peut la congeler blanchie, en tranches ou en dés, ou bien dans des plats cuisinés comme la ratatouille.  

Cresson
Le cresson se conserve mal, il vaut donc mieux le consommer rapidement, et si possible le jour même. En le mettant au frigo dans un linge humide ou comme un bouquet, les tiges trempant dans un verre d’eau et le reste recouvert d’un sac en plastique perforé, vous le garderez de un à quatre jours.
Lavez-le bien juste avant de l’utiliser, plusieurs fois pour en éliminer la terre ou le sable, mais sans le laisser tremper.
Notez qu’il perd beaucoup de volume à la cuisson.

Echalote
Conservez les échalotes au sec, à la température de la pièce dans un sac en papier ou en filet. Par contre, évitez le frigo et les endroits chauds (attention à la proximité de la cuisinière ou du four !). Dans de bonnes conditions, elles se gardent quelques mois.
Avant de peler une échalote, coupez-la d’abord en deux dans le sens de la longueur, elle vous piquera moins les yeux.
 

Epinard
Placés dans un sac perforé ou ouvert ou dans un torchon humide, les épinards se conservent quelques jours au frigo.
Lavez les feuilles à grandes eaux pour enlever saletés et insectes et enlevez les queues, surtout si elles sont grosses.
La cuisson détruisant 75 % de la vitamine C, mieux vaut ne les cuire que très légèrement et consommer les jeunes feuilles en salade. De plus, sachez que les épinards perdent près de la moitié de leur teneur en fer, qui les rend pourtant si célèbres, une fois salés ; pensez donc à ne pas saler l’eau de cuisson.
 
Fenouil
Le fenouil perdant rapidement sa saveur, il vaut mieux le consommer rapidement. On peut le conserver quelques jours au frigo.
Pour le préparer, coupez les parties sèches en haut du bulbe puis coupez celui-ci en deux et retirez la partie dure à la base.
Le fenouil peut également être congelé après avoir été au préalable émincé, blanchi, rafraîchi sous l’eau froide et bien séché. Mais notez qu’il perd là aussi sa saveur anisée.

Fève
C’est au frigo, dans du papier humide, qu’on conseille de conserver les gousses vertes des fèves. Elles se garderont 2 jours avant que la cosse ne ramollisse. Crues et écossées, elles pourront rester quelques jours au frais.
Ecossez-les seulement au moment de les préparer et « dérobez » les grains avant de les cuire. Cette opération, qui consiste à les débarrasser de leur pellicule blanche, est plus facile en les blanchissant quelques minutes dans l’eau salée puis en les plongeant dans l’eau glacée : les pellicules remontent à la surface. Cuisez-les alors 15-20 minutes dans de l’eau salée ou à la vapeur.
Lorsque les fèves sont petites et pas brillantes, il est possible de manger les cosses également. Dans ce cas, une fois écossées, cuisinez-les assez rapidement car elles ont tendance à noircir et retirez le maximum de filaments.
Il est possible de les faire sécher, mais ce serait dommage. Si vous voulez les conserver pour l’hiver, mieux vaut les blanchir avant de les congeler.

 
Laitue
Pour conserver la laitue, il y a deux écoles. D’un côté, ceux qui la conservent quelques jours telle quelle dans un sac en plastique perforé ou un linge humide ; ils lui éviteront le voisinage des pommes, des poires et des bananes qui la font pourrir à cause de l’éthylène qu’elles dégagent. De l’autre, ceux qui la lavent, l’essorent et l’emballent dans un torchon humide ou un contenant en plastique ; ils veilleront à bien l’essorer pour ne pas qu’elle pourrisse.
Quel que soit votre choix, ne laissez pas tremper votre laitue si vous voulez préserver ses vitamines et minéraux, ne jetez les feuilles extérieures que si elles sont très abimées car ce sont les plus riches en vitamines et évitez de la couper au couteau parce que cette opération entraîne l’oxydation qui détruit la vitamine C.
Enfin, si votre laitue est un peu flétrie, plongez-la une minute dans de l’eau chaude mais pas brûlante, puis passez-la sous l’eau froide : le choc thermique lui sera bénéfique.

Navet
Les fanes (feuilles) des jeunes navets de printemps et d’été se mangent aussi ; dans ce cas, coupez-les et consommez-les rapidement.
Les racines, elles, se conservent bien au frigo ou à la cave.
Les plus téméraires peuvent tenter cette expérience : faire sécher des tranches de navet pour parfumer par la suite des bouillons de légumes. Lavez les navets et coupez-les en tranches de deux ou trois millimètres que vous enfilez ensuite sur un fil de coton ou une ficelle de cuisine. Suspendez ces fils dans un endroit sec (grenier, cuisine) et laissez sécher pendant une semaine ou deux suivant le niveau d’humidité de la pièce. Passez-les ensuite cinq minutes à four très doux (thermostat 1) et enfermez-les dans une boîte hermétique après complet refroidissement. 
Notez encore que le navet absorbe beaucoup d’eau en cuisant, il peut donc être intéressant de terminer la cuisson en l’étuvant au beurre. Il absorbe également aussi facilement les graisses, ce qui le rend très gras une fois frit.
 
Oignon
L’oignon se conserve plusieurs semaines, pour autant qu’on le place dans un endroit frais, sec et aéré. Il convient de ne pas le mettre au frigo ni au contact des pommes de terre.
Pour éviter de pleurer en pelant un oignon, épluchez-le sous l’eau froide – les substances irritantes étant solubles dans l’eau, placez-le au congélateur 15 minutes avant pour le refroidir ou chaussez vos plus jolies lunettes de ski ou de natation. Et pour retirer l’odeur tenace qu’il laisse sur les mains, passez-y du jus de citron.
Enfin, vous plongerez les jeunes oignons dans l’eau bouillante pour en enlever la peau facilement, mais vous éviterez de les cuire à l’eau.
 
Panais
Proche de la carotte, le panais se conserve lui aussi deux semaines au frigo, dans un sac perforé ou ouvert. Il peut également se garder dans un endroit sombre, frais et sec mais sans être lavé, car exposé à l’humidité, il pourrit rapidement.

Persil
Le persil peut se conserver au frigo dans un sac troué ou dans un récipient partiellement rempli d’eau, ce qui lui permettra de rester frais plus longtemps.
Si on veut le conserver pour en disposer en toutes saisons, trois techniques.
La congélation tout d’abord : placez dans un sachet, après l’avoir haché finement et l’avoir fait sécher sur une plaque pendant deux heures.
Le séchage ensuite, même s’il perd de sa saveur en séchant : suspendez-le en bouquets, dans un endroit sec et aéré, à l’ombre, puis, une fois sec, séparez feuilles et tiges et mettez-le dans un bocal hermétique.
La conservation dans l’huile enfin : recouvrez le persil haché finement et salé d’huile de tournesol et tassez doucement. Il faut que l’huile imprègne les feuilles mais qu’il en reste une pellicule sur le dessus. Il peut alors s’utiliser dans des vinaigrettes, pour assaisonner légumes et céréales ou sur du pain.
 
Poireau
Le poireau se conserve une à deux semaines au frigo, un peu plus pour les poireaux de conservation.
Lors de la préparation, on enlève la première pelure, on coupe la racine et la partie fibreuse du haut avant de le laver soigneusement pour enlever la terre. Certains coupent le blanc en quatre jusqu’à mi-hauteur avant de le passer sous l’eau.  
 
Pois croque-tout
Le pois croque-tout est une variété sucrée qui arrive à maturité quand le pois grossit à l’intérieur. Comme son nom l’indique, il se mange entier et, tout frais, il peut se déguster cru et nature.
Cependant, il peut arriver qu’il y ait des fils, en raison notamment de l’influence de la température au moment de la maturation des cosses. Dans ce cas, enlevez-les en tirant de la pointe vers le pédoncule.
Les pois croque-tout se conservent deux ou trois jours dans la partie la plus froide du frigo.
Ils peuvent théoriquement se congeler mais ils n’ont pas bonne mine une fois décongelés. De même, le séchage leur donne une texture peu intéressante.
 

Poivron
Le poivron flétrit à température ambiante ; ne le conservez donc dans un endroit frais et sec que si vous comptez le consommer rapidement. Dans le cas contraire, il peut se garder une semaine non-lavé dans un sac perforé dans le bas du frigo, mais jamais dans un sac en plastique fermé où il risque de pourrir.
Pour le conserver plus longtemps, vous pouvez le couper en dés ou lanières que vous congelez, après éventuellement 5 minutes de blanchiment, ou que vous mettez dans de l’huile d’olive. Il se conserve alors un mois au frais.
Lorsque vous préparez un poivron, enlevez toutes les parties indigestes : la tige, les graines, les membranes blanches et la peau. Pour le peler, la technique la plus connue est de passer le poivron, entier ou en quartiers, sous le gril ou sur la flamme d’une cuisinière au gaz jusqu’à ce que la peau noircisse et craquèle. Il suffit alors de le faire refroidir dans un sac en plastique fermé pour le peler (assez) facilement. Malheureusement, cette façon de faire donne un petit goût de grillé qui ne convient pas à toutes les recettes. Vous pouvez alors tester l’une des trois méthodes suivantes :
1° Vous pouvez peler le poivron avec un éplucheur à tomates (économe à lames dentelées) mais il faut que le poivron soit bien mûr. Sa peau est alors plus épaisse et plus facile à peler.
2° Une autre technique consiste à le passer à l’eau bouillante 2-3 minutes et à le plonger ensuite dans l’eau glacée, comme on le fait avec des tomates pour les monder.
3° Il semblerait qu’on puisse aussi l’entourer de film alimentaire et le passer 6 à 8 minutes au four à micro-ondes à puissance maximum. 

 

 
Pomme de terre
Les pommes de terre doivent toujours être conservées dans l’obscurité, au frais et au sec pour éviter l’augmentation de leur concentration en alcaloïdes qui leur donnent une teinte verte. Ces composés toxiques n’étant pas détruits à la cuisson, il faut retirer les taches vertes ou jeter la pomme de terre si elle est trop atteinte.
Evitez de conserver les pommes de terre au frigo car le froid transforme l’amidon en sucre et bien sûr de les manger crues, car elles contiennent alors 20 % d’amidon non-digestible. Enfin, ne les laissez pas tremper une fois pelées car cette pratique qui permet d’éviter le noircissement, leur fait perdre beaucoup de vitamines.
 
Radis
Les radis se conservent de quatre à sept jours dans un sac en plastique perforé ou un récipient rempli d’eau.
Pour consommer les fanes (feuilles), il faut les conserver séparément, ce qui augmente par ailleurs la durée de conservation des racines.
Ceux qui les aiment très craquants les plongeront dans un bain d’eau glacée pendant une heure et ceux qui les trouvent trop piquants les pèleront avant de les déguster.

Rhubarbe
Ce légume de la famille de l’oseille et du sarrasin, peut se conserver une ou deux semaines au frigo.
Avant de les utiliser, lavez bien les tiges, surtout si des morceaux de feuilles s’y trouvent encore. En effet, les feuilles contiennent des substances toxiques.
Une heure avant de les préparer, vous pouvez tremper les tiges dans l’eau pour les raffermir. Coupez ensuite les extrémités et les parties brunes et pelez-les en tirant sur les fils à partir d’une extrémité.
Plus les tiges de rhubarbe sont rouges, moins elles sont acides. Cette acidité caractéristique, on a l’habitude de la masquer en cuisant les tronçons de rhubarbe dans du sucre. Pour éviter l’excès de sucre, on peut plutôt les cuire dans du jus d’orange ou d’ananas, ou les faire tremper quelques minutes dans de l’eau salée avant cuisson.
Sachez aussi que la cuisson dans une casserole en alu, en fer ou en cuivre lui donne une couleur peu appétissante.
Pour conserver la rhubarbe longtemps, on peut la congeler, telle quelle ou blanchie. Mais elle se conserverait également très bien dans l’eau, tronçons bien recouverts, dans des bocaux hermétiques, à l’abri de la lumière et au frais.
 
Roquette
La roquette se conserve comme la laitue, quelques jours au frigo, lavée ou non, humide mais pas mouillée pour éviter qu’elle pourrisse.

Scarole
Comme la laitue, la scarole se conserve quelques jours au frigo, emballée dans un linge humide ou un sac en plastique perforé, ou lavée et bien essorée, dans une boîte en plastique ou un linge humide.

 
Tomate
La tomate se conserve de préférence hors du frigo car sa saveur et sa texture se détériorent en dessous de 15°. Sa conservation à température ambiante dans un sac en papier ou un saladier est aussi un bon moyen de lui permettre de continuer à mûrir.
Si vous souhaitez peler une tomate, plongez-la une dizaine de secondes dans l’eau bouillante. Sa peau se fendillera ensuite après moins d’une minute et s’enlèvera pratiquement d’elle-même en la passant sous l’eau froide. On conseille parfois d’en inciser la peau avant de la plonger dans son bain bouillonnant. 
Il semblerait que les tomates congelées entières avec la peau se pèlent facilement sous l’eau.
 



Principales sources
-          Jean-Paul Thorez et Christian Boué, Le guide Terre Vivante du potager bio. Cultiver, soigner, conserver, Terre Vivante, Mens, 2013.
-          Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso et Dr Lyonel Rossant, Bien nourrir bébé de 0 à 3 ans, Odile Jacob, Paris, 2007.
-          Les conserves naturelles des 4 saisons. Les meilleures recettes de 150 jardinières et jardiniers écologiques, Terre Vivante, Mens, 2009 (2ème édition – 2012).
 
-          L’encyclopédie des aliments du site Passeport santé : http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/